Paris : 23.000 mégots récupérés près du bassin de La Villette

L’ONG Surfrider Foundation Europe a récupéré beaucoup de mégots et autres déchets en peu de temps au bassin de la Villette.

 Une opération éclair au bilan impressionnant. En 1h30, au bassin de la Villette à Paris, des volontaires d’une ONG environnementale ont récupéré une très grande quantité de déchets.

Direction la Manche

23.000 mégots. 4.150 capsules de bière. 760 emballages alimentaires. 430 gobelets en plastique. 300 bouteilles en plastique. 300 canettes en aluminium. 130 paquets de cigarettes. 150 bouteilles de verre… La liste semble sans fin. Il s’agit de ce que l’antenne parisienne Surfrider Foundation Europe a récupéré en 1h30 au bassin de la Villette dans le 19e à Paris. Le pire ? Ils n’étaient qu’une centaine pour cette opération coup de poing.

Mais que faisait une organisation qui se dédie à la protection des océans au cœur de la capitale ? L’objectif était de sensibiliser comme l’explique Lionel responsable local à nos confrères de 20 Minutes.

Il est toujours impressionnant de voir tout ce que l’on ramasse en si peu de temps et dans un petit périmètre. Ces déchets, les Parisiens ne les voient souvent plus tant ils feraient presque partie du paysage. Et pourtant, ils sont bien présents et ils polluent. Et aucun d’entre eux n’est arrivé ou tombé par terre par hasard.

Malgré les milliers d’amendes distribuées en 2017

Le plus impressionnant, ce sont sans doute les mégots. Alors qu‘une amende de 68 € peut être infligée, les Parisiens ne semblent pas y prêter attention. Or, un mégot jeté à Paris ne s’arrête pas là explique le militant.

 Le mégot jeté par terre a toutes les chances de se retrouver dans la Manche faute d’un filtrage aujourd’hui totalement efficace. Sur son parcours, un mégot peut à lui seul polluer jusqu’à 500 litres d’eau.

Une action qui, peut-être, aura une influence sur les habitudes des Parisiens..

Il crée une planche de surf avec 10 000 mégots de cigarettes

En découvrant que les mégots de cigarettes sont en plastique (acétate de cellulose), cet Américain a eu une idée.

Un mégot met 15 ans pour se dégrader dans la nature et il a une capacité de pollution sous-estimée : il contient plus de 4000 polluants à lui seul ! Métaux lourds, nicotine, résidus de pesticides, plastique, tout un programme… Et il peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau, on estime d’ailleurs que c’est le troisième déchet le plus mortel des océans.

En participant à des nettoyages de plages californiennes, Taylor Lane a réalisé le fléau que représentent les mégots dans la nature. Sa participation à un concours (« Creators and Innovators ») qui récompense les créateurs de planches de surf utilisant des matériaux recyclés a mis la lumière sur son idée qui a obtenu le premier prix. Une planche de surf contenant plus de 10 000 mégots de cigarettes. Il aura fallu plusieurs essais à ce jeune designer avant de réussir à mettre sur vagues un modèle qui flotte.

La bonne nouvelle est que cette planche est parfaitement utilisable, pour preuve, une vidéo a été postée par cet audacieux :

Et Taylor Lane n’a pas l’intention d’en rester là : une campagne de financement participatif est actuellement en cours pour financer un film documentaire sur le surf environnemental dans le but d’inspirer un maximum de monde sur la question de la préservation des plages et des océans.

Les mégots de cigarettes recyclés pour stocker de l’énergie

En Corée du Sud, des chercheurs auraient trouvé le moyen d’offrir une seconde vie aux mégots de cigarettes : ceux-ci pourraient être utilisés pour accroître la capacité de stockage de nos batteries d’ordinateurs, de téléphones portables ou de voitures électriques. Explications.

Un intérêt énergétique

Menés par le professeur Jongheop Yi, des scientifiques de l’université de Séoul proposent une nouvelle voie de valorisation pour les filtres des mégots de cigarette. Ces derniers possèdent des fibres d’acétate de cellulose, une matière plastique aux applications variées. Chauffés à très haute température suivant le procédé de pyrolyse, ils pourraient être transformés en un matériau poreux à base de carbone très performant pour stocker de l’énergie.

Pour valider ses performances, les scientifiques coréens ont fixé le matériau issu des filtres de mégots sur une électrode de supercondensateur (batterie stockant une forte densité d’énergie). Celui-ci pourrait présenter de meilleures capacités de stockage que le carbone aujourd’hui utilisé dans les batteries ou que le graphène et les nanotubes de carbone à l’étude. Le faible coût du matériau et sa résistance aux différents cycles de charge/recharge pourraient lui offrir des perspectives importantes. Outre les batteries classiques d’appareils portables, il pourrait même être intégré dans des voitures électriques ou des éoliennes.

Un intérêt environnemental

Chaque année, un milliard de fumeurs abandonne près de 5 600 milliards de mégots de cigarettes derrière eux dans le monde. Ces mégots contribuent à la pollution, en particulier lorsqu’ils sont jetés au sol. La somme de ces déchets est estimée à presque 800 000 tonnes par an.

Sachant qu’un mégot met environ 12 ans pour se désagréger complètement, leur recyclage n’a rien d’un enjeu fumeux.
Au-delà de l’intérêt environnemental, la valorisation des mégots de cigarettes pourrait désormais présenter un intérêt économique bien réel avec cette innovation coréenne.

Lille : la chasse aux mégots de cigarettes est ouverte !

La ville de Lille vient de lancer une campagne de communication pour lutter contre les mégots de cigarettes qui salissent et polluent les rues. Pas moins de 18 tonnes de filtres seraient ramassées chaque année dans la capitale des Flandres.